Panneaux solaires : l'aide massive de l'État que la plupart des propriétaires ne réclament pas
Jusqu'à 21 000€ de subventions cumulables, une installation amortie en 3 à 5 ans, et des factures divisées par trois. Pourtant, la plupart des propriétaires éligibles ne savent même pas que ce programme existe. Enquête.
En 2021, un foyer français dépensait en moyenne 1 200€ par an en électricité. Aujourd'hui, c'est 2 400€. Le kilowattheure a bondi de 87% en cinq ans.
C'est ce chiffre qui explique un phénomène inattendu. Des dizaines de milliers de propriétaires font installer des panneaux solaires sur leur toit. Pas par idéalisme. Par bon sens.
La raison est simple. L'État peut financer jusqu'à 90% de l'installation. Les aides se cumulent. Le total peut atteindre 21 000€ par foyer.
Pourtant, l'immense majorité des propriétaires éligibles n'en a jamais entendu parler. Voici pourquoi, et surtout comment en profiter avant que les enveloppes ne soient épuisées.
Pourquoi maintenant ?
Le prix de l'électricité ne redescendra pas. La CRE prévoit encore 15 à 20% de hausse d'ici deux ans. Chaque mois sans panneaux solaires est un mois de facture subie.
En parallèle, les aides publiques n'ont jamais été aussi généreuses. L'État a décidé d'accélérer la transition énergétique par les particuliers. MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie, prime à l'autoconsommation, subventions régionales. Tout se cumule.
Mais ces enveloppes ont une limite. Le budget est annuel, par région. Premier arrivé, premier servi. Quand l'enveloppe est vide, il faut attendre l'année suivante.
Côté technologie, le sujet est réglé depuis longtemps. Les panneaux actuels sont garantis 25 ans et l'investissement est rentabilisé en trois à cinq ans. Après, c'est du bénéfice net. Pendant 20 ans minimum.
Il y a aussi un détail que les fournisseurs d'énergie préfèrent taire. Chaque foyer qui passe au solaire est un client qui leur échappe. EDF a pourtant l'obligation légale de racheter votre surplus d'électricité. C'est un contrat garanti par l'État, pendant 20 ans, à un tarif fixe.
Autrement dit : vous produisez, vous consommez, vous revendez le reste. Et personne ne peut vous en empêcher.
Propriétaires à Toulouse (31)
Qui est éligible ?
Quatre conditions. Pas une de plus.
- Être propriétaire de sa résidence principale ou secondaire
- Disposer d'un toit orienté sud, est ou ouest (toiture, pergola, carport ou sol acceptés)
- Faire appel à un installateur certifié RGE
- Habiter en France métropolitaine
C'est tout. Pas de plafond de revenus. Pas de condition d'âge. La grande majorité des propriétaires de maisons individuelles cochent toutes les cases. La seule condition réellement bloquante, c'est de ne pas faire la démarche.
Concrètement, comment ça se passe ?
« Trop beau pour être vrai ? »
La question est légitime. Le marché du solaire a eu son lot de démarcheurs douteux et de promesses exagérées. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'État a rendu obligatoire la certification RGE pour tout installateur donnant accès aux aides.
Mais il y a une différence fondamentale. Les aides dont il est question ici ne viennent pas d'un commercial. Elles sont versées par des organismes publics : l'ANAH, l'ADEME, les collectivités. Ce sont des dispositifs publics, encadrés par la loi.
Le test est gratuit, sans engagement, et vous ne signez rien. Ensuite, c'est vous qui décidez.
Ce qui est certain, c'est que les enveloppes budgétaires diminuent chaque mois. En , plusieurs régions ont déjà épuisé leurs fonds avant l'été. Attendre, c'est prendre le risque de payer plein tarif une installation que l'État aurait financée.
Voici ce à quoi vous avez droit aujourd'hui.
Récapitulatif des aides cumulables en
| Dispositif | Montant maximum |
|---|---|
| MaPrimeRénov' + Certificats d'économies d'énergie (CEE) | 10 000€ |
| Aides régionales et locales | 7 115€ |
| Prime à l'autoconsommation | 3 885€ |
| Total cumulable | Jusqu'à 21 000€ |